7ème contient

http://www.youtube.com/watch?v=U9frpYPwU_w

Une mission d’exploration française vient de quitter la Californie, elle a mis le cap sur le 7eme continent, qu’on appelle aussi le Gyre, un gigantesque magma de déchets plastiques qui flotte dans le pacifique. Voyez le reportage d’Olivier Mirgue.

Le chiffre est effrayant, 10% de nos déchets plastiques finissent en mer, piégés au beau milieu du pacifique par les courants. Ils se fragmentent en petits bouts et forment une soupe plastique jusqu’à 30 mètres de profondeur sur une surface grande comme 6 fois la France, difficile à voir en surface.

L’expédition guyanaise, 7ème contient par de San Diego pour étudier le phénomène.

Voila le bateau, un sloop de 14 mètres (…) On sera à peu près à mi chemin entre la Californie et les îles de Hawaï.

–          Le gyre du pacifique nord, ein, ça se situe sur à peu près toute cette zone la.

George Grepin est le biologiste de la mission, il va prélever les déchets et cartographier le centre du tourbillon.

–          C’est une zone ou le plastique est piégé par les courants et le vent et qui donc se déplace à la surface de l’océan. Dans certains cas on trouve plus de micro-plastique que de plancton, dans certains traits de filets, ce qui est impressionnant, et ce plastique ne se voit pas, à l’œil nu. Si nous démontrons qu’il y a des particules de quelques microns en grande quantité, ça serait une première.

Charles Moore, un navigateur américain, a été le premier à découvrir par hasard la plaque de déchets en 1997. Il débute alors sa lutte contre le plastique.

–          Voila la soupe de plastique. C’est ce qu’est devenu l’océan, ce sont tous nos déchets.

Petite démonstration dans le port de Long Beach, l’un des plus pollués de Californie.

–          Voila un petit bout de polystyrène, il vient d’un emballage comme celui ci. Le plastique imite la nourriture, il a la même texture. En plus, il absorbe les polluants et contamine les organismes vivants. C’est un poison qui menace dès poissons jusqu’à la baleine. On a atteint un seuil critique, l’océan n’en peut plus de nos déchets, on l’a gravement abimée et dans de très grandes proportions.

Le gyre de l’atlantique nord grossit, nourri chaque année par un million de tonnes de plastique. Nettoyer cette plaque ? Irréalisable, selon le chef de la mission 7ème continent.

–          Nettoyer c’est impossible. Il faudrait une armée une armée de chalutiers avec des filets très fins qui sont pratiquement pas remorquables. Par contre, il faudrait arrêter d’alimenter ces gyres, et pour ça, ben, il faudrait prendre le problème à la source : taxer le plastique ou créer des plastiques qui se détruisent. Très peu de gens en parlent, et donc, c’est en train de s’accumuler depuis une cinquantaine d’années et si on ne le médiatise pas, ça va être de pire en pire.

D’autant que quatre gyres se sont formés dans d’autres océans, les poubelles de notre société de consommation.

Les déchets, la biodiversité, le développement durable, nous sommes tous concernés, alors pour aller plus loin, sur toutes ces questions, rendez-vous sur notre site internet avec un dossier Rio+20.

*

Dans les années 1980, une étude de l’autorité fédérale américaine chargée de l’étude des océans et de l’atmosphère, la NOAH, a constaté une concentration importante de débris plastiques en correspondance avec cette gyre, et notamment près des côtes japonaises.

En 1997, navigateur et marin américain Charles Moore, qui est le fondateur de l’Algalita Marine Research Foundation à la suite d’une traversée de cette gyre, lance l’alerte sur ce qu’il présente comme un nouveau continent marin rempli d’ordures en plastique.

Ce continent est de nature très floue, et il occupe une surface estimée entre 1.5 et 3.5 de km2 et on estime la densité de ces zones a environ 5 kg de plastique par km2, sur une profondeur moyenne de 10 mètres avec des débris jusqu’à 30 mètres, comme vous le voyez sur ce schéma.

Et malgré la difficulté a localiser cette zone, les medias la qualifient rapidement d’île de déchets du pacifique nord, ou de septième contient, de vortex de plastique ou encore the Great Pacific Garbage Patch. Les noms pour définir ce  problème écologique majeur évidemment ne manquent pas.

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