Bouh!

On peut effacer des souvenirs de peur chez l’Homme !

Exploit unique chez l’Homme : des scientifiques suédois ont joué sur les processus de reconsolidation de la mémoire pour effacer des souvenirs de peur chez des volontaires. Sans médicament ni intervention comportementale.

Phobie, stress post-traumatique, crise d’angoisse… Et si on détenait la solution pour s’en débarrasser ? Il serait encore bien présomptueux de dire que nous en sommes arrivés là, mais la découverte de chercheurs de l’Uppsala University, en Suède, va clairement en ce sens. Ils sont en effet parvenus à effacer des souvenirs de peur de la mémoire de volontaires humains. Une première qui pourrait en appeler d’autres.

D’ordinaire, ce genre d’étude est mené sur les rongeurs, à base de médicaments, voire en laboratoire. Cette fois l’expérience a bel et bien été réalisée sur l’Homme. Le principe, exposé dans la revue Science, repose sur l’instabilité de la mémoire et les phénomènes de reconsolidation.

La formation d’un souvenir durable passe par la mise en place de protéines particulières dans le cerveau, nécessaires pour intégrer la mémoire à long terme. Lorsqu’on fait appel à ce souvenir, le même processus, dit de reconsolidation, se produit et de nouveau ces protéines se réactivent. L’idée des scientifiques était d’intervenir dans cette phase et de modifier la réponse de manière retirer de la tête un événement désagréable.

Supprimer la reconsolidation, supprimer la peur

L’expérience s’est déroulée en plusieurs temps. Dans le premier, les volontaires ont été invités à regarder une image tout à fait neutre. Au moment où celle-ci s’est affichée, une décharge électrique leur a été envoyée, créant un sentiment de peur associé à cette image.

Le lendemain, les participants étaient invités à revenir prendre part à la deuxième phase de l’expérimentation. La photo de la veille leur a de nouveau été diffusée mais cette fois, sans choc électrique. Les cobayes ont alors été séparés en deux groupes.

Le premier a bénéficié, dans les 10 minutes qui ont suivi, d’une séance d’extinction de la peur. Il s’agissait de diffuser à de très nombreuses reprises le fameux cliché. Le second a eu droit au même traitement, mais seulement 6 heures après avoir été confronté de nouveau à l’image, un délai permettant au cerveau de mettre en place les processus de reconsolidation.

En parallèle, une mesure objective de la peur a été effectuée, par l’intermédiaire d’un test classique visant à mesurer la conductance de la peau. En situation de détresse, le corps panique et augmente sa production de sueur, ce qui va modifier les propriétés électriques de l’épiderme.

Les peurs de l’enfance peuvent nous suivre toute notre vie, même si celles-ci sont irraisonnées. Disposerons-nous à l’avenir d’un moyen de les effacer ?

 

Adieu phobies, PTSD et crises d’angoisses…

 

Les résultats démontrent que les membres du premier lot ne ressentent plus aucune émotion en revoyant la photo, ce qui n’est pas tout à fait le cas du second. Même s’ils ne manifestent pas une peur panique, ils semblent beaucoup moins à l’aise que leurs homologues.

Le travail ne se termine pas là. Un troisième jour, les cobayes devaient revenir et regarder de nouveau le cliché. Cette fois, les auteurs observaient par IRM l’activité de l’amygdale, une structure du lobe temporal du cerveau impliquée dans ce genre de souvenirs. Chez les sujets qui n’avaient plus peur, celle-ci était faible et éparse dans les régions concernées. À l’inverse, elle était bien plus nette et mieux organisée chez les volontaires toujours anxieux. Les souvenirs ont bien été effacés physiquement du disque dur.

Toute cette expérience démontre donc que la mémoire n’est pas un processus statique et ancré définitivement : elle est malléable (ce qui peut conduire un individu à déformer la réalité dans certaines circonstances, en toute bonne foi) et il est possible de la refaçonner. À notre avantage de préférence, s’il s’agit de traiter des troubles de l’anxiété, comme des phobies, des syndromes de stress post-traumatiques (PTSD) ou des crises d’angoisse par exemple. En revanche, tout le monde n’a pas des intentions aussi louables et cette découverte ouvre aussi un peu plus la porte aux travers de la manipulation mentale. Et si à l’avenir le flashouilleur efface-mémoire de Men in Black devenait réalité ?

Ce qui peut nous faire peur :Les histoires terrifiantes
Se perdre ou se retrouver tout seul à la maison
L’obscurité
Quelques personnes
Des animaux et des insectes

Ce que nous pouvons ressentir dans notre cœur et dans notre corps :

Le cœur bat à toute allure, très fort ou à la chamade
Les dents claquent
Le corps tremble, il a des frissons
Les cheveux se dressent
La gorge est sèche ou nouée
Le souffle est coupé
La chair est la chair de poule
Les jambes : prendre ses jambes à son cou, fuir à toutes jambes, les jambes
coupées
Le sang se glace
Le front moite, la sueur qui perle sur le front

Des synonymes:

Affolement: Extrême agitation qui fait perdre la maîtrise de soi dans l’action

Angoisse: Sensation de resserrement, douleur physique localisée

Anxiété: État de trouble psychique, plus ou moins intense et morbide, s’accompagnant de phénomènes physiques (comportement agité ou immobilité complète, pâleur faciale, sueurs, irrégularités du rythme cardiaque, sensation de constriction épigastrique, spasmes respiratoires), et causé par l’appréhension de faits de différents ordres.

Appréhension: Sensation d’inquiétude face à une chose imminente

Crainte: Sentiment d’inquiétude déterminé par l’idée d’un mal à venir, d’un danger existant ou possible.

Effroi: Saisissement provoqué par une très grande peur.

Épouvante: Peur très profonde, violente et soudaine provoquant un désordre de l’esprit, et s’accompagnant parfois d’un mouvement de fuite.

Frayeur: Peur violente et passagère, provoquée par un danger véritable ou imaginaire.

Froisse: Peur extrême, souvent inconsidérée, due à la faiblesse ou la lâcheté.

Horreur: Violent saisissement d’effroi accompagné d’un recul physique ou mental, devant une chose hideuse, affreuse.

Inquiétude: État de préoccupation, de trouble ou de tourment qui empêche le repos, la sérénité.

Panique: Peur, terreur qui survient de manière subite et violente en troublant l’esprit et le comportement.

Phobie:Symptôme prévalent des névroses obsessionnelles, caractérisé par une réaction d’angoisse ou une répulsion ressentie devant le même objet, la même personne ou une situation bien déterminée.

Terreur: Peur extrême, angoisse profonde, très forte appréhension saisissant quelqu’un en présence d’un danger réel ou imaginaire.

Trac: Sentiment d’appréhension, de doute qui envahit une personne avant d’affronter le public, de subir une épreuve, etc., et qui se traduit par une angoisse réelle, généralement passagère.

Trouille [fam.]: Peur intense

 

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