Halloween

Halloween reprend du poil de la bête
Après un passage à vide, la fête païenne connaît une embellie. Vendeur de déguisements et confiseurs se frottent déjà les mains à l’approche de la nuit du 31 octobre. Les déguisements de vampires, zombies, squelettes et fantômes reprennent du service en France où après quelques années d’essoufflement, Halloween, fête païenne d’origine celte importée des Etats-Unis en 1998, semble reprendre du poil de la bête.

« Nous sommes en rupture de stock sur certains articles et les chiffres sont excellents cette année », commente Amandine Hoellinger, du site de vente de déguisements deguisetoi.fr, où les « vampires sexy » féminins ont un succès fou.

Et comme il est surtout question de « quémander (trick or treat) un maximum de bonbons dans un déguisement horrible à souhait« , les confiseurs se frottent les mains : depuis 1997 les ventes de confiseries du mois de septembre – mois de référence pour Halloween – ont littéralement explosé, passant de 3.000 tonnes vendues en sortie d’usine (commandes des distributeurs) à 8.500 tonnes en 2011, selon le syndicat national de la confiserie.

Un marché « risqué »

Nombre d’internautes « aiment » la page facebook de deguisetoi.fr, qui organise un concours de photos des meilleurs costumes et publie un magazine gratuit, « Halloween mode d’emploi ». On y trouve des recettes d’un « menu terrifiant » à base de « doigts de vampire » (feuilletés à la saucisse), d' »yeux globuleux de saison » (litchis, pruneaux et jus de fruits rouges) et autre « main sanglante » (une glace au jus de raisin fabriquée dans un gant de ménage).

Pour ruedelafête.com, les ventes Halloween représentent « une hausse de 25% du chiffre d’affaires comparé à 2010 », dit Gil Vaugelade, directeur général de cet autre site de vente de costumes, qui vient d’être racheté par Lutendo, deuxième groupe de distribution spécialisé dans le marché du jouet en France.

Quand Halloween a été lancé en 1998, se souvient-t-il, « tout le monde y a vu son intérêt, cette fête venant combler un trou entre la rentrée scolaire et Noël ». « Il y a eu une campagne médiatique phénoménale, des émissions dédiées à Halloween, la grande distribution en a fait des produits d’appel« , énumère-t-il. Mais, selon ce professionnel, ce marché « très court dans le temps s’est vite avéré risqué ». Les stocks restants étaient « importants parfois et les hypermarchés ont fait volte-face, trois, quatre ans après. Halloween est alors devenu un marché de niche« .

Mais depuis trois ans, explique de son côté Georges Ghougassian, directeur général de Rubies France, filiale du leader mondial américain du déguisement et du produit festif (cotillons et décorations de fêtes), « il y a de nouveau un vrai frémissement« , la grande distribution « réinvestissant ce marché ».

« La demande est là »

Halloween ne représente certes que 20% du chiffre d’affaires de Rubies France – « loin derrière les jouets de Noël » – contre 70% aux Etats-Unis, selon Georges Ghougassian.

Pourtant, « la demande est là », ajoute ce responsable qui parle d’une « hausse du chiffre d’affaires français de 35% en 2010 et du même ordre cette année » grâce à « des licences fortes ». Rubies a notamment acquis les droits de Disney, « Star Wars », « Batman », auxquels devraient bientôt s’ajouter ceux de « Spider-Man ».

A en juger par la foule se pressant cette semaine dans les boutiques de déguisements à Paris, aux concours de costumes et nuits spéciales proposés par les cafés, boîtes de nuits et parcs d’attraction, Halloween a bel et bien trouvé ses adeptes en France.

A l’instar de Saulx-les-Chartreux (Essonne) qui organise chaque année un spectacle « à guichets fermés » et un défilé aux lampions, Halloween est « une occasion de plus de faire la fête » et un joyeux « moyen de fédérer les gens », dit Sylviane Bourgeois, présidente du comité des fêtes.

La France envahie ces derniers jours par les citrouilles et les sorcières d’halloween, une opération commerciale rondement menée pour faire accepter cette fête si typiquement américaine. Sophie Mezel, Éric Giorgio

Ici on a pris de l’avance, Halloween 99 est déjà en ébullition sous le burin de ces sculpteurs. Surenchère de l’horreur, le gore fait son effet. Prière d’être le plus monstrueux possible pour  peupler les cauchemars des fêtards de tous âges. Ces créateurs là nous parlent de nos frayeurs les plus intimes :

-La tête de mort, fatalement, ça plait aux amateurs d’horreur, après si on rajoute quelques petits morceaux de viande par ci par là pour les perfectionner, les puristes, ça peut rajouter un plus.

Nous sommes à Saumure, chez César le leader mondial du masque. Pour cette PME qui emploie une centaine d’ouvriers, dont une part importante de saisonniers Halloween est une aubaine.

En trois ans, le chiffre d’affaires de citrouilles, sorcières, Lucifer et autres vampires s’est établi à près de 30 millions de francs, Et c’est énorme puisqu’on estime le marché français, confiseries et déguisent confondus, à  une centaine de millions

Halloween est arrivée chez nous en fanfare il y a 3 ou 4 ans propulsé par des gigantesques opérations de marketing. Aujourd’hui tout le monde s’y met. Les bouts de choux sont une cible privilégiée, depuis une semaine une ribambelle de petits suivent les ateliers du jardin d’acclimatation. Une proposition parmi les centaines qui fleurissent autour du potiron et de sa légende. Ici on fait saliver les gourmets en herbe.

A l’étage c’est barbouillage à volonté. Il n’en faut pas plus aux bambins pour adopter sans retenue cette fête venue d’ailleurs.

Les grands non plus n’ont pas mis longtemps à s’y mettre. Dans cet entrepôt du 20eme arrondissement de Paris, L’amical, on propose sur 2000m2 10000 références.  Ici on peut s’offrir une panoplie complète pour une centaine de francs.

Alors pour une fois et pour la bonne cause, les bourses se délient sans trop d’angoisse.

Un burin d’un sculpteur.

Un fêtard: quelqu’un qui aime faire la fête.

Une frayeur: peur.

Menér rondement, la surenchère, PME, une aubaine: bonne affaire

Arriver en fanfare, tout le monde s’y met

Bouts de choux, bambin: enfants

Ribambelle: kyrielle

Potiron, citrouille.

Gourmets en herbe.

Barbouillage.

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