Obésité aux États-Unis

(A2-B1)
Le siège social de Coca-Cola à Atlanta et un « Thank you » spectaculaire dans le ciel de la capitale de l’État de Géorgie. Le numéro un mondial de la boisson fête aujourd’hui son 125e anniversaire, l’empire Coca en profite pour remercier ses consommateurs : plus d’un milliard et demi de personnes boivent chaque jour dans le monde un verre de Coca.

C’est juste très bon. C’est tout.

Il y a ce bon goût sucré et puis ça me désaltère quand j’ai soif.

Ah, je déteste ça. C’est vraiment trop sucré.

Ça donne de mauvaises dents, de l’obésité et c’est malsain.

Lorsque le 8 mai 1886, le premier verre de Coca est bu dans cette pharmacie d’Atlanta, l’obésité n’est pas du tout un problème de santé majeur. Ce médecin vient d’inventer ce sirop à base de feuilles de coca et de noix de cola. Il y ajoute de l’eau gazeuse, par erreur selon la légende. Un associé suggère alors un nom, un design : une marque vient de naître. Première mise en bouteilles et ouverture de centaines d’usines. La Deuxième Guerre mondiale et les G.I.s vont propulser ce label vers des sommets de notoriété.

Quand les Américains gagnent la Deuxième Guerre mondiale, que ce soit sur le front japonais ou sur le front européen, ça devient la boisson des vainqueurs. Les G.I.s ont apporté leur joie de vivre, les chewing-gums, les cigarettes et le Coca. Donc le rêve américain, vous en buvez chaque fois que vous buvez un litre de Coca-Cola dans le monde entier.

Depuis, la multinationale cultive le mythe Coca dans le secret de ses murs d’Atlanta, la recette exacte du breuvage est dans un coffre de banque. Mais c’est aussi la publicité, le marketing phénoménal, qui font aujourd’hui vendre la marque. Dorénavant, au fond des campagnes les plus reculées des États-Unis, les objets liés à l’histoire de Coca se vendent à prix d’or, les brocanteurs se les arrachent. Ces antiquités des années 30, 40, 50 font tout simplement partie du patrimoine national.

Il y avait une sorte de tourniquet ici. Vous mettiez une pièce et la bouteille de Coca sortait à travers cette petite porte, là.

Mais la nostalgie n’est pas la tasse de thé des dirigeants de Coca. Ce concert gratuit à Atlanta pour le 125e anniversaire n’est pas sans arrière-pensée commerciale. Malgré son grand âge, Coca s’est toujours arrangé pour symboliser la boisson des jeunes.

 

 

(B1-B2)
Pour ceux qui ont une grosse soif et l’estomac bien accroché, il est toujours possible de se désaltérer en avalant un litre et demi de soda. Une démesure qui pose évidemment un grave problème de santé publique. Dans une ville comme New York, 58 % des adultes sont obèses ou en surpoids. Alors le maire Michael Bloomberg a décidé de sévir. Il veut interdire les ventes de sodas de plus d’un demi-litre dans les restaurants ou les cinémas.

Ce que l’on essaie de faire, c’est vous rappeler que consommer trop de soda met votre vie en danger et que nous essayons de faire quelque chose contre cette épidémie qu’est l’obésité.

Depuis 10 ans, Michael Bloomberg a déjà interdit la cigarette dans les lieux publics, les huiles de friture saturées et obligé les restaurants à afficher les calories des menus. Alors dans les rues de New York, certains commencent à s’habituer.

C’est aux gens de s’éduquer eux-mêmes, mais quand ils ne savent pas se nourrir correctement, il faut bien que quelqu’un le fasse à leur place.

C’est ridicule. C’est encore une nouvelle étape pour contrôler ce que font les gens. Je pense que c’est pas nécessaire.

Un Américain consomme en moyenne trois sodas par jour. Une hérésie qu’il faut combattre disent les spécialistes, même en interdisant de consommer trop.

C’est une bonne mesure sur le long terme qui devrait être étendue à tout le pays et aider les gens à mener une vie plus saine.

Dans ce pays, un habitant sur trois est obèse. Ils seront un sur deux dans seulement 10 ans. Il y a donc urgence pour éviter la catastrophe qui s’annonce. Et c’est Michelle Obama qui s’est lancée dans la lutte contre l’obésité. La Première dame sillonne les écoles, se montre faisant de l’exercice et veut imposer les fruits et légumes à la cantine. Mais la résistance est rude : le gouvernement comme le maire de New York devront batailler ferme contre le lobby surpuissant de l’industrie alimentaire.

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s